26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:59
Percer dans les RP Mode

Je vous connais bien, mes chers lecteurs ou devrais-je dire "mes chères lectrices"?! Vous êtes nombreuses à me contacter parce que le métier d'Attaché(e) de Presse vous intéresse...mais attention...dans la Mode et le Luxe! Il n'y a pas de secret ni de formule miracle comme j'aime à le dire. Pour devenir Attaché(e) de Presse, l'idéal est de faire des études de Communication (CELSA, ISCOM, etc...); mais il vous est également possible de faire une école de Mode (ESMOD), de Commerce (ESC) ou spécialisée (EFAP, ESP, etc...). Soyons clair : il ne faut pas être un génie pour être Attaché(e) de Presse. Pour devenir Consultant RP, il faut toutefois avoir de la suite dans les idées! 

Il s'agit d'un métier où les plus passionnés, les plus créatifs et les plus curieux se distingueront. Faire des Relations Presse, c'est avant tout un métier de relationnel. Et travailler dans les Relations Presse Mode, c'est d'autant plus important de travailler votre relationnel.

Je ne vous parle pas seulement de connaître la presse, de savoir qui travaille chez qui et qui appeler pour telle ou telle action RP. Je vous parle de mettre en place un réseau de personnes physiques. Ces journalistes que vous rencontrez en face à face et avec qui vous gardez un contact régulier. Le téléphone ne suffit pas! Il est probablement l'outil indispensable d'une agence excentrée à Paris ou en région dont le trafic de visiteurs est faible. Pour les agences qui sont les mieux situées dans la Capitale (centre), qui ont pignon sur rue, le téléphone est un outil de suivi, pas de prise de contact. Voyez les journalistes, parlez leur, intéressez-vous à leur quotidien, leurs passions, voyez les en dehors du travail. Souvenez-vous de leur visage, de leur nom. Montrez leur qu'ils sont importants car 1. ils le sont 2. ils constituent votre réseau principal.

Lorsque vous voulez travailler dans les RP Mode, connaître les journalistes est bien. Les connaître personnellement est mieux.

Avoir un bon réseau ne suffit pas. Il faut que votre connaissance du milieu soit excellente également. Vous devez vous instruire sur le milieu de la Mode; ce qui signifie lire Le Journal du Textile une fois par semaine, la newsletter de FashionMag.fr tous les jours, surfer sur Style.com à chaque Fashion Week, vous ruer sur Marie Claire 2 quand il sort ou encore vous imprégner du travail des photographes de Vogue, Numéro ou L'Officiel. Nouveau designer, qui est IN qui est OUT, expos, soirées événements, qui est CEO, qui est directeur de la création, qui vient de passer à la direction de la rédaction de ELLE ou qui vient de quitter Sonia Rykiel pour rejoindre Hermès... Tout cela a pour but de vous assurer une bonne culture générale du secteur dans lequel vous souhaitez percer.

Il ne suffit pas de VOULOIR travailler dans les RP Mode, il faut montrer que vous êtes FAITS pour les RP Mode. Lors de vos stages, qui sont déterminants lors de votre apprentissage, parlez aux journalistes, échangez avec eux par mail. Montrez-leur à eux ainsi qu'à vos collègues de quoi vous êtes capable. Une lettre de recommandation? Un stage en rédaction? Un 1er job d'assistante? Une promotion? LE job de vos rêves? Il n'y a pas de limites à ce que vous pouvez achever si vous vous donnez les moyens d'être parmi les meilleurs.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:34

 

Le 23 Octobre prochain, TF1 et LABCOM récompenseront les femmes "au profil remarquable, actives et ambassadrices sur le digital dans leur domaine d'activité" au cours de leur cérémonie de trophées. J'y serai pour couvrir l'événement et vous faire un compte-rendu des grandes lignes de la soirée.

 

Lire la suite sur CBnews.fr : ici

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:02
Comprendre le phénomène "Agent de Blogueuse"

 

Je me souviens encore du jour où l'univers des Relations Presse a accueilli la Blogosphère avec un mélange de crainte et d'enthousiasme. D'un côté, nous craignions que les blogueurs ne soient pas assez "pro" ou "expert" pour pouvoir réellement impacter positivement la communication des marques. De l'autre, nous reconnaissions le fort potentiel de ce nouveau vecteur de communication.

Tout reposait sur la manière dont nous communiquerions avec ces blogueurs et de leur capacité à rebondir avec efficacité et talent. Depuis, les blogueurs ne sont plus ces êtres associés au commun des mortels devant qui les marques et les RP pouvaient agiter une carotte. Aujourd'hui, le blogging est plus qu'une passion; c'est un second métier! Pour certains priviligiés, c'est même leur seul métier.

Les blogueurs ont compris très vite qu'en devenant un vecteur de communication efficace, réactif et flexible, ils seraient en mesure de proposer aux marques un service premium que les médias, soumis à la pression des annonceurs et à une ligne éditoriale, ne peuvent pas offrir à n'importe qui n'importe quand. En effet, rien de mieux pour les marques que de la visibilité online, là où la majorité des consommateurs vont chercher leurs informations et dont plus de 30% achètent, et un feedback marketing gratuit. Là, sous vos yeux, vous avez votre cible de consommatrice qui non seulement ne jure que par votre dernière robe en cuir pour cet hiver mais incite ses lectrices à suivre la tendance. Quelle incentive! Une communication simplifiée, originale  et "honnête" directement auprès des consommatrices.

Il n'est pas surprenant que les influents aient décidé de monétiser leur visibilité et d'intégrer de la publicité et des billets sponsorisés sur leur blog. Les encarts publicitaires habillent le blog et se fondent dans le template avec harmonie si celui-ci est de qualité. Les billets sponsorisés n'ont pas besoin de compromettre l'intégrité du blogueur si ces derniers mettent en avant des produits dans lequels ils croient réellement. Bien entendu, il est difficile de contrôler cela mais à notre niveau, nous - les RP - avons la même problématique lorsque nous prennons à charge un nouveau client. La première question que chacun de nous doit se poser est : est-ce que je crois en cette marque et son produit? Dès lors, notre enthousiasme transpira dans notre discours et cette collaboration se ressentira comme une évidence. Autrement, personne ne sera dupe.

Une fois qu'un blog influent a réussi cette transition et remporte du succès...qu'advient-il? C'est ici que la blogosphère subit une troisième évolution. Les blogs sont devenus des sites professionnels d'informations. Pour gérer une telle entreprise, une personne n'est plus assez. Il faudrait presque une équipe! C'est ainsi qu'une vague de blogueuses Mode & Beauté ont décidé de faire appel à des "agents".

Qu'il s'agisse de régie publicitaire ayant développé son activité pour intégrer ce nouveau métier ou d'agent indépendant, ils représentent les blogueur-ses auprès des marques et des RP pour démarcher ou traiter les demandes de partenariats. Leur rôle: décharger les blogueurs de cette responsabilité (pour laquelle les blogueurs ne sont pas forcément qualifiés) afin que ces derniers se concentrent sur leur contenu et défendre les intérêts de leurs clients afin de leur décrocher les meilleurs deals.

Pour mieux comprendre ce phénomène, j'ai fait appel à trois blogueuses qui se sont entretenues avec moi sur les raisons qui les ont motivés à faire confiance à un agent, les avantages et les inconvénients et l'impact que ce changement a eu sur leurs relations avec les marques. Merci à Kenza, Capucine et Slanelle pour leur participation.

A la question "Quelles raisons t'ont motivé à engager un agent?", Kenza répond: "Le manque de temps à traiter toutes les demandes et mon manque de connaissance lié au droit à l'image dans le digital. Surtout, je préfère me consacrer à la création de mon contenu."

De son côté, Capucine précise: "Je n'ai pas engagé d'agent. J'ai signé un contrat avec une régie publicitaire qui a des velléités à me représenter vis-à-vis des marques qui souhaitent collaborer avec Babillages. L'agence qui me représente est une agence spécialisée dans le digital, le luxe et la commercialisation d'espaces Web. Car mon blog est un support média. Je ne suis pas artiste donc je n'ai pas d'agent au sens propre du terme. En 7 ans de blogging, j'ai collaboré avec différentes régies publicitaires. Le marché évolue et j'ai du m'adapter. C'est dans ce sens que l'agence avec laquelle je travaille représente désormais mes intérêts; chose qui n'existait pas avant."

Quant à Slanelle: "J'ai changé de régie parce qu'elle ne me proposait que des encarts publicitaires tandis que la dernière avec laquelle je travaillais m'a proposé des opérations très sympas où il existait une véritable intéraction entre la marque et les blogueurs. Cela m'a plu car je n'aurais probablement pas eu l'opportunité d'y participer sans son intermédiaire."

Toutes ont ressenti le besoin de déléguer l'aspect commercial à leur agent afin de pouvoir se dédier à leur blog. De même, être en mesure de compter sur un professionnel pour les partenariats leur assure une bonne représentation, leur garantit que leurs intérêts sont une priorité et leur offre une chance de participer à des opérations exclusives dans les meilleurs conditions.

Les avantages sont donc nombreux. Kenza confie: "Tout d'abord, on gagne en crédibilité auprès des annonceurs. De même, il est plus agréable d'avoir quelqu'un pour gérer l'aspect financier; chose qui n'est facile à négocier soi-même. Mes lecteurs sont ma priorité. Ainsi, j'ai le temps de me consacrer à mes photos et mes articles."

Capucine élabore sur le sujet en ajoutant: "J'économise effectivement beaucoup de temps en ayant une agence qui me représente. Je n'ai plus à négocier! Je me vois mal essayer de vendre mon blog à grand renfort d'arguments et de superlatifs élogieux. Ce ne serait pas objectif! Je préfère me consacrer à ce que j'aime: la création de contenu et les RP. Mon agent sait défendre mes intérêts et s'occupe de toute la partie juridique des contrats de droit à l'image. C'est très confortable comme relation. Un autre avantage et pas des moindres... Cela m'a appris à mesurer la valeur de mon blog. On demande aujourd'hui de plus en plus aux blogueuses. On est à la fois mannequin, rédactrice, photographe, community manager de notre propre marque. Forcément, il faut accepter de ne pas tout pouvoir faire! Cela me convient parfaitement de déléguer l'aspect commercial. Ainsi, j'ai moins l'impression de travailler."

En revanche, il existe également des inconvénients. Slanelle a décidé de quitter son agent pour ne pas perdre de vue les raisons qui la poussent à bloguer. Son ambition n'est pas de commercialiser son blog ni de subir la pression qu'un engagement de ce type peut lui imposer. "Je veux que mon blog soit un espace sans aucune contrainte!".

En ce qui concerne Kenza, elle ne voit pas d'inconvénient à posséder un agent. "Les tâches sont bien réparties et quand bien même, l'agent prend une commission, nous n'aurions pas forcément perçu la même rémunération  pour la rédaction d'un billet sponsorisé si nous avions eu à le négocier nous-même. C'est un vrai métier!".

Capucine dit: "Dès qu'on a fait le choix de collaborer avec un agent, on accepte de le rémunérer via une commission sur les contrats qu'il nous apporte. Ca fait partie du jeu et je l'accepte. C'est un deal gagnant-gagnant. Le seul véritable inconvénient survient lorsqu'un agent travaille avec beaucoup de blogueurs. Indirectement, ils se retrouvent en compétition. Il faut donc veiller à ce que l'agent consacre du temps à tout le monde. Personnellement, j'ai la chance de travailler beaucoup grâce à mon agent. Cependant, je crains que les agents de blogueurs rendent le travail des RP difficile dans le sens où ils dealent principalement avec les services Marketing et/ou Digital des marques. Selon moi, il est vital de continuer à faire mon job de blogueuse en échangeant avec les Attaché(e)s de Presse pour être bien informée et en achetant mes produits. Ma hantise serait que l'on me pousse à créer un blog 100% sponsorisé! Je veille constamment à ne pas accepter tout et n'importe quoi. 90% de mes posts viennent de moi. Il faut trouver un équilibre en pensant constamment au lecteur qui nous fait confiance."

Quand je leur demande comment les marques ont réagi, Kenza est directe: "Elles n'ont pas eu le choix. Même s'il faut parfois les éduquer sur le sujet, les marques reconnaissent qu'il s'agit d'un vrai travail et non pas d'un service gratuit."

Capucine modère: "Tout dépend où en est la marque dans sa réfléxion digitale et dans sa manière de travailler (ou pas) avec les influenceurs. Il y en a qui sont déjà habitués à collaborer avec des blogueurs connus à l'international. Pour eux, c'est normal de passer par un agent. D'autres débutent et peuvent facilement prendre cela pour un excès de snobisme tant elles ne s'attendent pas à cela. Globalement, je dirais que ce principe est très bien accepté car, de manière générale, les marques ont toujours travaillé avec des agences média pour acheter de l'espace. Ce qui change aujourd'hui, c'est au niveau des RP: cela pousse les RP à se ré-inventer dans ce nouvel éco-système et à prendre en compte de nouveaux paramètres."

Mon interview s'est ponctuée sur la question suivante: Y-a-t-il des arnaques?

Kenza: "Je ne pense pas. Je pense juste qu'il est essentiel de toujours avoir le dernier mot et de bien garder la main sur son blog."

Capucine: "Bien sûr! Il y a des gens qui s'auto-proclament agent alors qu'ils n'ont aucun cadre juridique ou aucune connaissance de notre milieu. Ils pensent qu'il suffit de se présenter à des événements, d'annoncer qu'ils nous représentent et d'encaisser l'argent. En réalité, ça ne fonctionne pas du tout comme cela. Avant de signer un contrat avec un agent, il faut analyser ce qu'il nous propose. Un agent qui demande au blogueur de lui verser de l'argent chaque mois pour faire de lui une star est une insulte à la profession. Les fausses promesses font légion dans le milieu. Le meilleur moyen de décrocher un bon agent est d'écouter le bouche-à-oreilles. Si on dit du bien de lui, c'est souvent parce qu'il est discret et efficace, bon commercial, créatif et sait s'effacer derrière la personne qu'il représente."

En conclusion, bien que la tendance de l'agent de blogueur ait surpris le milieu des RP et les marques - ces derniers ayant eu du mal à accepter la rapidité avec laquelle les blogs sont passés du statut de demandeur à celui de démarché - elles reconnaissent qu'il y a du mérite à une professionnalisation des échanges. La marque peut être plus ouverte avec ses exigences et le blogueur garde du recul sur les propositions qui lui sont faites. Il est à l'aise et soutenu, protégé et bien aiguillé.

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 15:48
Qu'est-ce qu'un "reporting"?

Le "reporting" ou "compte-rendu mensuel" est un document qui contient une analyse des retombées dans la presse que l'on remet au client une fois par mois. Sous format Excel ou Word le plus souvent, il doit inclure les éléments suivants :

- parutions (couverture de magazine + retombée) classées selon le type de média et/ou de presse.

- tableau récapitulatif des parutions du mois + avis de parutions à venir.

- compte-rendu des opportunités rédactionnelles obtenues.

- rendez-vous presse du mois / visites au showroom.

- sorties de shopping (quels produits ont été prêtés, à quel magazine, quel styliste, quelle date, quel thème, etc).

- analyse des équivalences publicitaires (pas obligatoire ni particulièrement nécessaire mais toujours utile d'après certains clients et valorisant pour nous).

- graphiques d'illustration (répartition types de presse concernés par les retombées du mois, comparaison mois et/ou année précédent(e)s, produit le plus prêté, etc).

- actions en cours et/ou à venir (opérations spéciales, événements, CP prévus, etc).

 

Vous pouvez faire avec ou sans certains de ces éléments et rajouter des informations qui auront pour but de valoriser votre travail. Cependant, ceci est une bonne base pour démarrer.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:16
Il est mort, le communiqué! Il est mort!

Eradiquer le communiqué de presse dans tous les milieux concernés par les Relations Presse semble utopique. Après tout, le communiqué a son importance. Et pourtant, il est aussi utile qu'il est nuisible.

 

D'un côté, nous utilisons le CP pour informer les journalistes. Son contenu est indispensable pour que les journalistes aient les éléments nécessaires pour rédiger un article éclairé. De l'autre, son utilisation à outrance le rend superflu dès lors que les journalistes sont submergés, mal ciblés ou qu'ils (les CP) sont mal rédigés / peu créatifs.

J'en viens à penser que le communiqué est sur sa dernière ligne droite. Après tout, pourquoi se donner du mal pour rédiger et mettre en page un CP si celui-ci n'a que peu d'intérêt / d'impact pour les journalistes? L'Attaché de Presse est un "facilitateur". Notre rôle est de diffuser l'information de manière efficace et rapide. Multiplier les outils de communication (ex: CP, DP, flashmails, catalogues, réseaux sociaux, etc...) quand ces derniers relèvent de plus en plus du challenge pour se vouloir originaux est contre-productif. Le communiqué de presse est "has-been"!

Si nous devons envoyer des informations, le corps du mail suffit. Un visuel en pièce jointe suffit. Un lien pour télécharger suffit. Il y a des manières tellement plus intéressantes et originales de communiquer de nos jours. Le CP semble pâler en comparaison. A l'ère de la visio-conférence, des live-tweets, des apps smartphones, des campagnes d'influence digitale ou autres opérations de street marketing ou de portages, le communiqué est fini.

L'AFP a tout compris. Une dépêche - un titre accrocheur - suffit. Le reste dépend des journalistes. Ne serait-ce pas le meilleur moyen de rééqulibrer la relation RP/Médias? Créer l'envie, la curiosité, le manque... Nous passons tellement de temps à courir derrière la presse et le résultat est qu'elle est noyée d'informations (souvent parfois inutiles). Ironie du sort: un journaliste qui reçoit un CP complet a toutes les chances de vous rappeler (ô miracle!) pour vous demander précisément ce que vous avez déjà écrit dans votre CP. La réalité est que : la plupart ne les lit pas. La plupart survole et ne se concentre que sur un objet de mail accrocheur parce que le timing est bon (et seulement cela!).

Si vous devez communiquer sur une marque, une entreprise ou autre, faites le avec créativité. Le CP papier ou pdf n'apporte rien de nouveau. Il ne vous distingue pas des autres. Osez être différent! Créez l'envie. Faites venir les journalistes à vous. Ne leur courez pas après. Inspirez les!

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 17:20
Conseil & Stratégie

Relations Presse : un jeu de copinage ou un vrai métier conseil?

N'est pas Attaché(e) de Presse qui veut ! En effet, là où d'autres pensent que les Relations Presse consistent à diffuser un communiqué vite fait, offrir à déjeuner aux journalistes ou encore envoyer des produits dans l'espoir d'obtenir des retombées dans la presse, en réalité notre métier d'Attaché(e) de Presse est un métier de conseil. Une campagne de Relations Presse n'est pas la somme de tâches quotidiennes comme envoyer un mail ou "copiner" avec les journalistes.

Il s'agit en effet de concevoir et réaliser une stratégie de communication qui repose sur des Relations Presse (+ événementiel presse + digital + conseil en développement et en image). Nous gérons l'image d'une marque et notre objectif n'est pas seulement d'optimiser la visibilité de celle-ci dans la presse mais aussi et surtout de faire en sorte que la marque en question grandisse et devienne un succès.

Dans la Mode, nous sommes là pour accompagner dans la bonne direction, conseiller à tous les niveaux (production, événementiel, réseau de distribution, achat d'espace publicitaire...) et veiller à ce que la vision de la marque voit le jour. Donc non, notre rôle n'est pas seulement d'obtenir des parutions et de presser du papier. Nous sommes des professionnels de la Communication qui montons des recommandations stratégiques, qui contribuont aussi au succès de nos clients et usons de notre réseau pour ouvrir des portes aux marques.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:21
Freelance oui! Auto-entrepreneur, non!

Dans un milieu particulièrement concurrentiel où les offres sont peu nombreuses et le turnover élevé, certains envisagent de se mettre en freelance par choix ou par défaut. La plupart choisit le statut d'auto-entrepreneur car il semble être la solution la plus simple et rapide là où d'autres créeront leur propre entreprise (SARL, etc...). Or, il est difficile de faire vivre une entreprise et le statut d'AE est limité.

C'est pourquoi, lorsque je me suis entretenue avec Catherine Brafine, j'ai sauté sur l'occasion de partager avec vous son expérience d'Attachée de Presse freelance. En effet, celle-ci est "gérante" ET "salariée" de sa propre activité. Comment? Rencontre avec la personne concernée...

 

Qui est Catherine Brafine?

Catherine Brafine, 30 ans. Je suis Consultante en Communication Globale et « parisienne » depuis 10 ans. Après des classes préparatoires littéraires et l’obtention d’un double DEUG en histoire et géographie, j’ai intégré une école de commerce. Ce choix d’orientation me permettait d’avoir accès à des débouchés importants comparativement à la filière littéraire.

 

1. Quand et pourquoi t'es-tu lancée à ton propre compte?

Il y a 4 ans, je travaillais au sein d’une agence de RP anglaise dans laquelle j’ai appris les bases du métier suite à mon master en Marketing / Communication. L’expérience fut enrichissante car j’ai été très vite en charge de comptes et je travaillais, entre autres, avec des équipes anglaises et des clients européens. Toutefois, n’ayant pas de perspectives d’évolution dans l’agence en question et ayant rapidement fait le tour des missions, j’ai décidé de me lancer à mon compte après une formation à la création d’entreprise.

Les raisons à l’origine de ma création d’activité étaient multiples :

- Je ne voulais plus faire que des RP et il est difficile de changer d’orientation une fois qu’on a commencé dans un domaine précis….Les agences et annonceurs ont du mal à vous confier de nouvelles missions.

- J’avais envie de « toucher à tout » de par ma formation généraliste en école de commerce et, me lancer à mon compte me donnait la possibilité de faire de la relation commerciale, de la gestion et le plus important de la communication 360° (RP, événementiel, communication digitale).

- En étant à mon compte, je pourrais laisser libre cours à ma créativité en termes de nouveaux projets sans me soucier d’une quelconque hiérarchie.

- Quand on est à son compte, on a la liberté de gérer son emploi du temps et les projets comme on le souhaite tout en tenant compte des dealines et des besoins des clients.


2. Quelle solution as-tu choisi? Pourquoi?

Après un an en couveuse d’entreprise (boutique de gestion de Paris), permettant de tester l’activité à taille réelle, j’ai décidé d’intégrer une coopérative d’entrepreneurs salariés. http://www.coopaname.coop/. J’avais beaucoup entendu parler de cette façon d’entreprendre par d’autres porteurs de projets / entrepreneurs et leur expérience m’avait parue convaincante. De plus, le grand saut vers l’immatriculation me paraissait un peu prématuré car les premières taxes apparaissent vite sans qu’on ait l’assurance d’avoir fait rentrer suffisamment d’argent.  Les autres raisons de mon choix sont grandement liées aux avantages que présente la Coopaname.


3. Quels sont les avantages de cette coopérative?

Entre autres avantages, il y a :

- La possibilité de se concentrer sur le projet d’entreprise car toute la partie administrative, comptable et fiscale est gérée par la coopérative en contrepartie de 10% du CA reversés.

- Nous bénéficions d’un accompagnement par un conseiller et de formations dans différents domaines (comptabilité, gestion, communication, etc.).

- Nous avons un statut de salarié (contrat CDI) qui nous permet de bénéficier des mêmes avantages qu’un employé tout en étant indépendant sur la gestion des projets.


4. Les inconvénients?

- La difficulté pour certaines personnes à comprendre ce qu’est véritablement ce statut d’entrepreneur-salarié. Encore peu connu en France, il n’est pas toujours facile de l’expliquer aux autres.

- La gestion des factures ou tout investissement dans des projets peut prendre du temps car il doit y avoir une validation systématique de la Coopaname.

- Dans le cadre du développement de l’activité qui nécessiterait de recruter du personnel, il peut être compliqué de l’envisager dans le cadre de la Coopaname.


5. As-tu des recommandations pour ceux ou celles qui souhaiteraient tenter l'expérience?

C’est une bonne façon d’entreprendre sereinement en se concentrant véritablement sur le projet surtout si on a du mal avec tout ce qui est paperasse administrative. Avant de pouvoir intégrer la coopérative, il suffit de l’appeler pour participer à une réunion d’informations afin d’avoir tous les renseignements nécessaires. Cela permet de savoir si le format colle avec le projet d’entreprise mais aussi avec la personnalité de la personne qui souhaite se lancer.

 

Merci beaucoup Catherine pour ces précieuses informations!

Son site Internet : http://bbcommunities.fr/

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 15:39

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Un nombre croissant de jeunes marques / entreprises se penchent sur leur besoin de communiquer autour de leurs produits et/ou services afin de développer leur image sur un marché compétitif (et soutenir les actions des agents commerciaux). Or, il s'agit d'un cercle presque vicieux; car il faut un budget pour communiquer et il faut communiquer pour dégager du budget. Ainsi, certaines sont amenées à devoir faire le compromis de se lancer dans une campagne de Relations Presse "faite maison" sans idée précise des étapes à respecter. Voici ainsi un petit guide pour bien démarrer :

 

1. Déterminer votre positionnement en terme d'image : êtes-vous une marque de luxe? haut de gamme? moyenne gamme? bas de gamme? La qualité de vos produits, vos prix et votre réseau de distribution vous permettront de commencer à répondre à ces questions. Quelle cible de presse vous intéresse? Ipso facto, quel(le) consommateur/rice? Quel est son profil? Quel est votre message? Vos valeurs? Votre histoire?

Si vous ne pouvez pas répondre à toutes ces questions avec une réponse précise et sûre, vous n'êtes probablement pas prêts.

 

2. Développer des outils de communication : look book, catalogue, dossier de presse corporate, communiqués, visuels HD, papier, CD ou clé USB? Etc... Pour bien démarrer, vous avez besoin d'outils à envoyer à la presse pour les informer, pour leur faire découvrir vos produits, vos collections. Le look book - notamment dans la Mode - est d'une importance capitale. Il asseoie l'image de la marque de par la qualité du papier, de l'image photo, le choix du ou des mannequins, la mise en valeur des produits... Il permet de frapper fort et laisser une impression auprès des journalistes.

 

3. Cibler la presse : Encore une fois, il faut pouvoir déterminer quelle publication véhiculera le mieux l'image de votre marque. NE JAMAIS COMPROMETTRE VOTRE IMAGE EN PRIVILEGIANT LA QUANTITE A LA QUALITE! Il vaut mieux paraître moins souvent dans la presse mais dans des sujets ou des séances photo de qualité dans de belles publications, plutôt que de penser "Marketing" dans le mauvais sens du terme et paraître dans le premier canard venu qui veut bien parler de vous. Ex: Pensez CHANEL : Vogue, Numéro, L'Officiel, Madame Figaro... Certainement pas : Closer, Public, Prima ou Avantages qui ne sont pas la cible.

 

4. Réaliser un fichier de contacts presse : Pas évident lorsque vous n'avez pas les ressources d'un(e) Attaché(e) de Presse, mais faisable à petite échelle. Acheter la presse qui vous intéresse et récupérer ce que l'on appelle "l'ours"; il s'agit de l'index répertoriant les contacts de la rédaction avec adresses email et numéros de téléphone. N'hésitez pas à appeler la rédaction pour demander le nom et l'email de la personne en charge de la rubrique qui vous concerne si l'info n'y apparait pas.

 

5. Maintenir sa visibilité : Vous avez des actualités pertinentes ou des produits qui correspondent aux tendances de la prochaine saison, n'hésitez pas à envoyer un communiqué aux journalistes qui attire l'oeil et sans fioritures. Ne les harcelez pas toutes les semaines. Prévoyez en moyenne 1 CP maximum par mois. Votre relationnel aura plus d'impact qu'un CP au début car il faudra vous faire connaître de vive voix ou en personne avant que vos CP disent quoi que ce soit à qui que ce soit. Le contact humain (= relance téléphonique, RDV, tournée des rédactions) avec la presse vous distinguera. Pas un email.

 

6. Travailler votre présence en ligne : Twitter, Facebook, Google+, Pinterest... Si vous devez être online - et je vous le conseille - réfléchissez au pourquoi du comment. Trouvez votre ton, votre voix. Choisissez votre plateforme avec pertinence. Alimentez vos réseaux sociaux avec un contenu exclusif à chacun et régulièrement. Important : vous ne passerez pas à côté des Facebook Ads, Google Adwords, et autre promotion d'article/tweet. C'est un investissement qui peut vous apporter beaucoup!

 


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 12:13

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Récemment, j'ai longuement réfléchi à l'influence d'une agence RP ayant pignon sur rue (connue et reconnue) versus une agence RP classique. Par "classique", je pense "généraliste" B to C de type PMO dont le nom n'est pas su de tous. J'ai observé en passant d'une agence à l'autre, que le rapport entre l'agence et les journalistes dépendait beaucoup (principalement) des marques dont elle s'occupe, certes, mais aussi de sa réputation et de son adresse. Or, tout est intimement lié. Voici ce que j'ai observé...

 

Je pensais, visiblement à tort, que la presse ne se déplaçait plus dans les agences RP. Je n'ai pas honte de dire que j'étais mal informée. Il existe des différences fondamentales entre une agence qui traite des demandes en one-to-one et une agence qui traite principalement les demandes par mail et téléphone.

 

1. Les marques:

Si une agence RP, dans le milieu de la Mode, possède des clients connus, les journalistes seront bien entendu plus prompts à venir dans ses locaux. Or, si vous avez des marques très connues, cela permet aux marques plus confidentielles d'avoir une chance d'attirer l'attention des stylistes qui vous rendent visite. Si vous voulez une chance de vous faire un nom dans les RP, il vous faut 1 ou 2 marques de Mode féminine connues (et annonceurs si possible). Non seulement votre réputation se répendera plus facilement auprès de la presse mais la Mode féminine est votre porte d'entrée auprès de la majorité des journalistes/stylistes. De même, il ne faut surtout pas hésiter à collaborer avec les titres plus pointues ou étrangers car ces derniers employent une foule de freelances talentueux qui se déplacent sans arrêt.

 

2. L'adresse:

Une agence excentrée (ex: périphérie, région parisienne), quelque soit sa taille, aura peu de trafic voire aucun si elle n'a pas des marques qui sont en forte demande. Les agences dans lesquelles vous verrez le plus de journalistes sont dans le centre de Paris. A travers des témoignages et mon vécu, je constate que les journalistes n'ont pas de problème à se déplacer pour une visite au showroom ou un RDV presse si vous êtes dans le centre, là où d'autres agences moins bien situées et moins connues ont un taux moins élevé de "pénétration" auprès des journalistes. Les demandes, ici, seront traitées par téléphone et mail; ce qui dans l'absolu n'est pas préjudiciable. Sauf que notre métier reste basé sur le relationnel avant tout et que de rencontrer les journalistes en personne facilitent grandement la collaboration. Rencontrer les stylistes, discuter, faire connaissance, mettre un visage sur un nom, est sans conteste un boost pour les "affaires". C'est pourquoi je mets aujourd'hui plus que jamais l'accent sur l'importance du relationnel. Il ne faut pas hésiter à se déplacer, proposer un RDV à l'agence ou dans le centre...

 

3. La réputation:

Comme je l'ai mentionné plus haut, tout est lié. Si les clients, l'adresse et le contact sont "là", votre réputation vous assure un meilleur contact avec la presse. Duh! Les journalistes sont plus ouverts à l'idée de vous rendre visite ou de vous rencontrer dans un autre registre. De même, les marques leaders poussent les marques moins connues vers le haut. Il revient ensuite aux Attachés de Presse de veiller à ce qu'ils aient une chance égale face aux opportunités en presse. Lorsque vous vous présentez venant d'une agence qui a pignon sur rue, vous serez bien mieux accueilli que si vous veniez d'une agence moins connue. Mon expérience actuelle vaut pour preuve indéniable.

 

Ce constat n'est que cela: un constat. Cela n'enlève en rien le professionnalisme d'agences RP qui ne remplissent pas l'intégralité de ses critères. Comme je le dis, ce métier est un métier d'hommes et de femmes. Le contact humain reste la qualité première d'un(e) Attaché(e) de Presse. Le reste devrait être secondaire. Or, il aide.

 

 

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Published by Pauline Savary - dans RP
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 12:06

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Depuis le 27 Janvier 2014, j'ai rejoint l'équipe de Laurent Suchel Media & Communication; bureau de presse Mode & Accessoires en qualité d'Attachée de Presse Senior. Je suis notamment en charge des marques suivantes: Agent Provocateur, Elisabetta Franchi, Vic Matié, Sonia Delaunay et Greta Constantine. L'agence parisienne s'occupe également des relations presse de Dsquared², Patrizia Pepe, Dirk Bikkembergs, Unity, Patrick Moulin, De Rigo, Martini.

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Published by Pauline Savary - dans ePORTFOLIO
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  • : Bienvenue! J'ai crée ce blog dans le but d'illustrer mon travail en tant que Consultante en Relations Presse, de débattre de thématiques d'actualité RP et de répondre à certaines interrogations de la part de futurs professionnels quant à leurs choix d'études et de carrière. Si vous désirez davantage d'informations, n'hésitez pas à me contacter et/ou à laisser vos commentaires! Crédits photo: Getty Images
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